NOS PARRAINS

photo de Rémi Rochon

« Enhardi qu’il est par le chant du coq en dessous de ses bureaux, perchés dans les monts du Lyonnais, Rémi Rochon n’entonnera pas celui du cygne entrepreneur de sitôt. Car pour le « chef de la bande Okeenea » qui donne une voix aux feux tricolores, dote le métro de bornes sonores, et ouvre les édifices à tous les corps, la manière l’emporte sur la matière : « Je pourrais trouver du plaisir dans n’importe quel sujet. Le fondamental, quand on crée une société, c’est la façon de traiter son sujet, de relever le défi de la congruence entre ce que l’on pense, ce que l’on dit, et ce que l’on fait ; d’être en alignement. » Un goût pour « le beau geste » que n’aurait renié le comédien Édouard Baer, son « héros moderne », avec lequel il eut en partage la décontraction issue d’un parcours au chaos assumé. Après une scolarité soufflée au gré des hasards et des amis – « j’ai fait un bac S alors que j’avais pas du tout la fibre ; la finance, j’ai testé mais sans accrocher non plus. Il a fallu la maîtrise en sciences de gestion pour que je me dise pour la première fois “ça, ça me plaît” » –, Rémi réalise son premier mix entrepreneurial, mêlant passion pour la musique et solidarité familiale, en impulsant la carrière de son frère, Chaton de son nom d’artiste – « de la chambre où il écrivait aux tournées en bus ». Lorsqu’au troisième disque la machine s’enraye, il ricoche plutôt que de végéter ; s’engage dans la société paternelle avec son second frère Martin et son ami Sylvain plutôt que de regimber : « J’ai toujours pu me planter sans avoir de comptes à rendre. Mon père est parti de zéro, avec trois enfants et son idée “bizarre” d’aider les aveugles à traverser la rue. Au moment de préparer sa retraite, on s’est dit que celui qui reprendrait cette société allait relever un sacré challenge mélangeant action sociale positive et entrepreneuriat. On s’est demandé autour d’une bière “pourquoi pas nous ?” Et on l’a fait. » Quoiqu’il revendique, à demi-mots espiègles, sa propension à braver la fable de La Grenouille qui veut se faire plus grosse que le Boeuf sur le terrain des affaires, le « gentil sale gosse » de l’entrepreneuriat demeure fidèle aux préceptes acquis sur les bancs universitaires : « Pendant mes études, on nous répétait “Entretenez votre réseau, branchez-vous au monde !” Quinze ans plus tard, la formule m’est restée et j’aimerais l’inculquer à mon tour : le réseau catalyse les idées ! » Aussi les réminiscences de Rémi l’enjoignent-elles à parrainer aujourd’hui la promotion, lui qui puisa, dans sa rencontre avec le handicap, la certitude que chacun avait bien trop à tirer de ses capacités pour laisser un projet en inaccessibilité. Et s’il se prépare à réfléchir l’algorithme startup sur le miroir de ses expériences, le dirigeant s’est prouvé qu’il ne suffit pas de poser l’équation pour élucider le succès – doit-on encore avoir la pugnacité de mener les calculs à leur terme : « On dit qu’il faut dix ans pour être connu du jour au lendemain, en entrepreneuriat comme ailleurs. C’est parce que je l’ai ressenti avec Okeenea, et parce que je crois à la prophétie auto-réalisatrice, qu’aujourd’hui je veux être disponible, amener de la vue haute, et transmettre de l’espoir. Il faut développer l’amour de soi. » La flamme de l’entrepreneuriat n’étant pas de celles qui ronronnent dans un lit de braises tièdes, imprudents sont ceux qui y jettent jusqu’à leurs ultimes forces, au risque de s’y brûler. Rémi veille ainsi à s’oxygéner de retour au foyer et « prend le temps pour vivre », l’espace d’une virée dans les gradins qu’égayeront les prodiges de son frère comme de Gorillaz. Ou peut-être remontera-t-il les méandres du groove qui lui fit un choc, l’album signé Gainsbourg, Aux armes et cætera, à la source de cette quête poétique qui l’anime toujours, lui l’insoucieux définitivement appliqué, lui le sérieux résolument léger ! »

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Rémi ROCHON
Parrain de l'édition 7
Okeenea - Directeur Général

LES PARRAINS DES ÉDITIONS PRÉCÉDENTES

photo de Blandine Peillon
Blandine PEILLON
Parrain de l'édition 6
Jours de Printemps - Fondatrice et dirigeante

« Nul besoin de s’être taillé la part du lion pour devenir la marraine de notre nouvelle promotion : malgré son intimidant mètre quatre-vingt, Blandine Peillon tire plus sa réputation de la coopération que de la compétition. Qu’elle dirige son agence de services aux entreprises en France ou l’ambassade de l’accueil French touch au Vietnam, qu’elle se consacre à Jours de Printemps, à Jolie Siam, au bon déroulement de Xuân, son association d’aide aux enfants vietnamiens, ou qu’elle s’implique au sein d’Emergence, la fondation de soutien aux entreprises sociales, cette Normande de souche et Lyonnaise de coeur – « il faut dire que j’ai épousé un Lyonnais » – prouve que le temps devient relatif à grande vitesse : « Je suis quelqu’un de très rapide ; j’ai horreur d’entendre quelqu’un dire qu’il n’a pas le temps ». Mais considérer que derrière ces engagements résonne le tic-tac pressant d’une horloge serait un leurre. Le temps, pour qui entreprend, est moins un train après lequel courir qu’une ressource à bien investir : « Le temps utile, c’est celui où l’on produit quelque chose ; il est utile pour moi s’il l’est pour les autres ». À l’aspirant terré derrière les lignes de son tableau Excel, Blandine, qui encourage à relier les personnalités plus que les étapes d’un prévisionnel, n’aura donc qu’une injonction : « Quand on est attentif, on glane toujours une information. L’Homme qui sort s’en sort ». D’une formation avortée dans le sport à un salon de toilettage lancé avec son frère à tout juste dix-huit ans, de la fin de treize années de collaboration professionnelle aux adoptions de deux de ses trois enfants – « les procédures sont très dures ; je les ai suivies en véritable chef de projet » –, cette femme a pris soin de ne laisser aucune déconvenue ébrécher son mouvement vers l’avant : « Il est important de passer sur l’échec et de déguster le succès. Un jour, ma fille a poussé une porte alors que l’écriteau réclamait de tirer. Elle s’est quand même ouverte et je me suis dit “c’est bien ma fille”. Peu importe si ça ne fonctionne pas, il faut quand même essayer de se détourner des chemins battus ». Et parce que selon Blandine, le travail doit rester un bienfait à partager en équipe, elle n’a pas hésité à quitter le sien et à reconstruire sur une table rase pour réussir à créer plus de cent emplois. En ce sens, la marraine empathique, qui fait honneur au collectif, et ne se cache pas d’être un « aimant à entrepreneurs », reçoit jusqu’à deux porteurs de projet par semaine dans son bureau – « tout m’intéresse, c’est un peu mon problème ». Héritée de ses parents, cette flamme entrepreneuriale semble avoir fait de la génétique un atout magnétique. Avant qu’elle ne soit confiée aux nouveaux arrivants, Blandine s’en servira pour allumer une nouvelle bougie et fêter à nos côtés les dix Printemps de son activité : « Je veux également montrer qu’on peut être une femme heureuse de diriger son entreprise depuis dix ans, et transmettre cette expérience aux entrepreneurs de demain » ! »

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photo de Jerôme Salord
Jerôme SALORD
Parrain de l'édition 5
SantéVet - Fondateur et dirigeant

« Un dispositif comme Lyon Start Up m’a manqué lorsque j’ai crée ma première entreprise il y a 18 ans. Lyon Start Up apporte des conseils avisés et permet d’être entouré d’experts qui accompagnent la création de projets d’entreprises. La vie d’entrepreneurs consiste à être capable d’avoir des racines et des ailes, afin de pouvoir s’envoler tout en s’enracinant dans une dynamique entrepreneuriale. »

photo de Maxime Nory
Maxime NORY
Parrain de l'édition 4
Simplifia - CEO / Co-founder

« Notre première motivation était d'entreprendre en démarrant d'une page blanche. Aujourd'hui, notre ambition est de révolutionner un secteur entier, atypique, en apportant une nouvelle approche ». Etudiant en première année d’EMLyon business school, Maxime Nory profite d’un projet de création virtuelle d’entreprise pour s’intéresser avec Baptiste Dhaussy au secteur funéraire. Les deux cofondateurs instituent Simplifia durant leur année de césure, en 2012, avec une approche mono-service BtoC, de simplification administrative post-décès (banques, abonnements, assurances vie, liquidation de retraite, pensions de réversion, gestion des traces numériques…). « Nous avons validé péniblement notre dernier semestre à l’école, car nous avons été happés par le démarrage ». Rejoins par leur ami Jean-Baptiste Vercruysse, ingénieur Telecom passé par Grenoble EM, ils infiltrent l’univers singulier des pompes funèbres. « Nous avons décidé de pivoter notre activité vers les professionnels de cette industrie low-tech et peu organisée - 4000 acteurs et € 2 milliards -. Il nous a semblé y avoir de la place pour un acteur disruptif ». Fin de l’Ancien Régime des obsèques : ils instaurent début 2014 leur plateforme de nouveaux services à forte dimension technologique : avis de décès et page mémorielle en ligne, registre de condoléances numériques, e-commerce funéraire clé en main et un annuaire sur le modèle ‘’Trip Advisor’’. « La principale difficulté a été de nous faire accepter par les professionnels comme nouvel entrant. Nous avons gagné leur confiance en prouvant notre sérieux sur la durée. »

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photo de Thibault Hanin
Thibault HANIN
Parrain de l'édition 3
Synthesio - CTO / Co-founder

« Thibault Hanin a confondé Synthesio en juin 2006 avec Loic Moisand, directement après la fin de ses études. L'objectif original de Synthesio était de collecter et d'analyser les conversations sur les médias sociaux pour informer les stratégies digitales des grandes marques.10 ans plus tard, Synthesio est aujourd'hui le leader mondial sur le marché du Social Media Listening d'après le cabinet americain indépendant Forrester. En tant que Président de Synthesio, Thibault a levé plus de 20 millions de dollars auprès de fonds d'investissements (Entrepreneur ventures, Idinvest) afin de financer l'expansion internationale de la société qui compte aujourd'hui des bureaux à Paris, Londres, New York et Singapour. Synthesio compte aujourd'hui 150 collaborateurs, réalise une croissance annuelle de 150% sur le marché américain et compte parmi ses clients de nombreuses marques prestigieuses telles que Nissan, Mastercard, Mattel, L'Oréal, Capital One, PSA, Kering, Xerox ou encore Apple. Thibault est ingénieur en informatique de l'INSA de Lyon et diplômé de l'ESSEC MBA. Il vit aujourd'hui à Berlin. »

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photo de Laurent Constantin
Laurent CONSTANTIN
Parrain de l'édition 3
TLM - PDG

« Laurent Constantin, Président de l’agence web Acti, Président de l’IUT Lumière 100% en alternance, PDG de la chaîne de télévision TLM et investisseur dans le premier accélérateur Axeleo, devient le parrain de la seconde édition du concours Lyon Start Up. « Le programme Lyon Start Up est managé de façon professionnelle et affiche une ambition réelle. La réussite passe par les rencontres : si je peux être un accélérateur de rencontres, c’est avec plaisir que je prends la mission » déclare-t-il.Grâce à ce parrainage, le programme Lyon Start Up souhaite répondre au mieux aux attentes des jeunes entrepreneurs dans la concrétisation de leur projet, à travers un partage d’expérience. Laurent Constantin affirme son rôle : « je souhaite être un parrain qui dit les choses, qui donne à comprendre, à oser, qui pousse à l’essai, au travail, au renoncement, et au plaisir » et poursuit vouloir laisser « l’empreinte d’un parrain engagé pour faire réussir les porteurs de projets. Ce concours est la dynamique d’un territoire, plus encore d’un écosystème. Un beau programme pour réussir le lancement de son idée, de son innovation et révéler l’entrepreneur qui est en chacun. »

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